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rfi.fr

On le sait bien, la manne qui chaque matin vient nous tourner vers le bien ne connaît pas de panne. Nul besoin donc de vidéo pour réaliser des idéaux. Car il suffit qu’on lise Vivre, livre d’Anise Postel-Vinay, pour que la liberté soit de notre responsabilité. Mais que de pain sec sur la planche, quand partout le courage flanche, que tout près la paix sanglote et se tait !

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armel.duteil.free.fr

Cependant, sur Arte des reportages semblent confier à nos mains de l’ouvrage. Ainsi, quelques scènes tournées dans les prisons laissent espérer, s’opérer, des guérisons ; la voix des aumôneries peut rejoindre celle d’Anise, aider dans les cellules l’aurore à poindre : “Car la religion n’est que relation”.

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immaculeejeanpaul2.org

Combien l’ont su, prouvé, transmis, dans la misère des noirs camps de la mort jusqu’aux survies amères ! Combien de bouches durent se bâillonner pour que l’espérance puisse rayonner !

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Commémoration de la libération d’Auschwitz, fr.news.yahoo.com .

Il suffit parfois d’un involontaire dialogue quasi inter-religieux pour qu’un détenu trouve le contraire de ce qu’il pensait jusque-là de Dieu : ” Puisque je me suis rencontré moi-même au fond d’une claire intériorité, si j’ai tant semé souffrance et problèmes, j’essaierai de réparer, racheter”. Mais, puisque nous sommes libres, en charge de l’équilibre dynamique portant les sociétés, osons ensemble une laïcité fraternelle et nouvelle, de libération sans aberrations.

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Raphaël, “Délivrance de Pierre” (Actes des apôtres, 12), rivagedeboheme.fr .

 

 

2 Replies to “Après la prison, quelle guérison ?

  1. Une référence “Theâme” pour sûr.
    Un bémol ou un dièse cependant car la nuance est difficile. Ma mère aurait ajouté , en chrétienne véritable “qu’ est ce qui a bien pu arriver à ces gestapistes méchants pour qu’ils en viennent à cette horreur là.?” Le bien, le mal, l’homme incorrigible comme Dieu l’a voulu, libre et tout de même responsable. Difficile. Antigone toujours….

    1. Oui, respectons les différences et les nuances : j’ai donc préféré modifier pour plus de netteté la fin du billet. Mais la conspiration du silence – ou plutôt de l’indifférence comme l’ont stigmatisée récemment deux fameux François – continue, nous ballottant de guerre en lâcheté, de misère en paniques pathétiques. Néanmoins, puisque certains arts peuvent attendrir les moeurs… et adoucir les coeurs, je profite de cet échange pour recommander aux mélomanes, notamment strasbourgeois, la musique offerte gratuitement par les équipes culturelles de “notre” Sofitel : signalons notamment qu’Ambroise Brody reviendra sans doute encore quelques jeudis transfigurer, de 17h à 18, sa luxueuse mezzanine par un piano qui respire et qui, humble autant que grandiose, inspire tout simplement.

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