Troupeau vosgien en distanciation naturelle.

Quelle herbe, quel Verbe ?

Gestes barrières à l’abreuvoir, mais l’oeil ouvert pour bien boire…

Quels mots ? Quelle eau ? Quelle foule de fleurs pures pour parfumer les pâtures ?

Pensées sauvages au pied du Grand Ballon.

Quel mât d’accords ? Les anticorps les plus utiles sont dans l’ÂMe : c’est elle que le corps réclame pour neutraliser nos maux de fragiles AniMaux.

Parmi les genêts, chemin balisé par le Club vosgien.

Il faut que les pensées sauvages, dansant sur nos communs chemins, nous restaurent pour des rivages à venir et d’autres matins.

Capture d’écran d’un document diffusé par Arte, “La Grèce d’île en île, la Crète” :
enlèvement d’Europe. Elle est toujours à “reprendre” par l’Europe !

Soudain nos montures montrent l’aventure. Dès lors la Visitation, tombant sur le dimanche exaucé par l’haleine première, à la veille d’une autre fête pleine, fonde nos habitations.

Détail d’une prédelle de la Visitation par FRA ANGELICO,
musée du Gesù, Cortone (Skira, Lausanne, 1955).

Marie bien qu’enceinte monte la côte qui mène à l’éternelle Pentecôte, celle qui déjà procure à la chair la joie mutuelle, fraternelle, de l’air : aux anticorps ainsi répondent les “procorps” de la vie profonde. Puisque la planète a su s’accorder en quelques heures pour tout arrêter, tenons-nous prêts à ce qu’elle commence une solidaire ère de semences qui veuille mettre fin à la guerre et la faim.

Fin de “La Divine Comédie” de Dante, illustrée par BOTTICELLI
(La Petite Collection, Diane de Selliers Editeur, 1996, 2008.)

One Reply to “Anticorps ou “procorps” ?”

  1. Qu’il est expressif, ce geste de Marie s’engouffrant dans les défilés de la montagne – et Dieu sait que toute montagne est montagne de l’âme – et retenant sa robe et son manteau pour mieux rejoindre, non entravée, les hauts de sa cousine et devenir avec elle pour l’éternité VISITATION. Avec le tapis d’or de leur pensées sauvages, nos proches Vosges une fois encore nous tendent leurs sentiers balisés pour de semblables visitations. Puissions-nous là, avec nos soeurs les vaches, adorer en Esprit et en Vérité, et comme elles boire au torrent en chemin, et ainsi garder nos forces, pour escalader avec Dante et Virgile jusqu’aux corniches du Paradis. De là-haut peut-être verrons-nous mieux Europe et sa monture, Europe qui a besoin de tous nos corps et de toutes nos âmes pour accéder enfin à sa meilleure part.

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