Mulhouse-Ouest : vue hivernale et matinale sur le Grand Ballon.

Dimanche de la Santé, les Béatrice à fêter… Ensemble ils débouchent sur les Béatitudes, sur la promesse intime de leur humble altitude, fraîche comme la clarté qui nous dit : prêts, feu, partez !

Une des Prises de vie de Françoise Saur, Médiapop Editions, 2022.

Lorsque les enfants visitent la vie, les langues des adultes se délient… Les rencontres ricochent, de continent en maintenant, comme de notre poche sautent des cailloux de jeux gais et fous. Voyez les Suricates se dresser sur leurs pattes pour saluer les promeneurs dans le soleil éveilleur.

Zoo de Mulhouse, l’enclos des Suricates aux aguets derrière leurs vitres propres !

La lumière ouvrière sait relier la terre au ciel, essuyant le fiel.

Un chantier mulhousien.

Alors on peut creuser et puis construire pour aider encore l’amour à luire.

Les Suricates semblent manier un langage secret, mais tendre et tendu comme un cadeau.

Les membres sont faits pour l’accolade à venir, pour l’alliance à former, puis à tenir.

Mulhouse, église Saints-Pierre et Paul.

L’accordéon des lignes nous fait le don des signes.

Détail de la première de couverture (l’Immaculée Conception par Piero di Lorenzo detto Piero di Cosimo, Florence, cliché Luisa Ricciarini-Leemage) d’un ouvrage que Martin Steffens a publié juste après le premier confinement : MARIE comme Dieu la conçoit, les Editions du Cerf, 2020.

Peut-on percer le délicieux secret qui pousse à la création Dieu ? « La Création est pour quelqu’un », écrit Martin Steffens dans MARIE comme Dieu la conçoit. Et voici que les espèces des vivants goûtent dans leur échange un souffle émouvant.

Zoo de Mulhouse : heureuse cohabitation des Nandous et des Vigognes… sous les premiers vols des cigognes

Quelle est cette attention qui met au point le flou, qui nous guide d’un geste invisible, mais doux ?

Une Vierge à l’Enfant veille dans un faubourg de Mulhouse.

Car, « tant qu’il y a de la vie, il y a » plus que « de l’espoir » : l’appel à ne pas se laisser battre ou choir, mais à voir et servir la splendeur de la vie. « On ne [peut] être de passage ici. On vient », écrit Nicolas Bézart dans la nouvelle qui clôt, mais nous ouvre grand, les Prises de vie de Françoise Saur. Allez, sentez votre santé : que le courage coure à l’ouvrage ! Sortons, sentons, la santé plus forte que nos fausses portes.

Zoo de Mulhouse : jeu de reflets sur deux Gibbons.

One Reply to “Allez, sentez votre santé !”

  1. Comme il sent l’amour de la vie, rien que la vie, ce billet de la Sainte-Béatrice, sa santé répandue sur tout le règne du Vivant en passant par le gracieux suricate, le nandou et la vigogne ensemble en harmonie ! On ne sent plus alors les cages, tant les gibbons semblent à l’aise, et libres de s’aimer. Encore de plus saine majesté, cet unique oiseau ouvrant ses ailes dans le grand air face au Grand Ballon… Quant à Marie, qu’elle tienne le divin Enfant sur son sein lui tenant le menton, ou qu’elle se tienne devant son Dieu et comme enceinte de Lui, c’est la même innocence, c’est la même santé : celles d’une vie qui se donne en souriant. La béatitude des plaines et de Luc est moins célèbre que celle des monts et de Matthieu : le maintenant y crie sa vérité. Une fois encore, rien ne l’obsède que la vie en plénitude, ici-bas et aujourd’hui, cette vie que célèbrent si abondamment les Prises de Vie de Françoise Saur. Bénis soient son éditeur mulhousien Philippe Schweyer et Théâme qui lui adjoint ce battement de son coeur.

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