Mystère de Noël, défi des bâtisseurs,

traversant les guerres, l’outrage des années,

elle émerge du temps sans en être vannée,

enseignant à la foi l’audace et la douceur !

La voûte

écoute :

les chauds-froids

du hautbois

tendrement se mêlent

aux troupeaux qui bêlent,

aux tissus aériens

comme aux motifs anciens

dans une cathédrale

devenue scène et salle.

Sur les mâts des piliers,

les voiles des voiliers

mettent gracieusement au monde l’ange :

en Résurrection la Crucifixion se change

et l’incroyable Nativité

vient au milieu de nous s’inviter.

Là-bas, de joie,

la croix rougeoie,

le feu

du jeu

réemploie chaque brique

humble pour sa musique.

Les modestes cadeaux

deviennent des carreaux

de fenêtres gothiques,

des canots de copeaux :

dès lors, un archanlumière

nous montre la voie première

et la caméra,

dans un jeune sourire

qui jusqu’à nous s’étire,

tend paumes et bras :

fini, notre vertige !

Greffons-nous sur la tige

qui sait monter haut

et créer le beau.

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