Un rêve danse dans la devanture : se préparant à quelle autre aventure ?

Lorsqu’une forme frôle de trop frêles épaules par un souffle chantant et par des flots chuintants, le rêve soulève comme un soudain souhait l’envol protégé par Vincent de Paul : « L’agilité permet de résoudre chaque problème, disait-il, et plusieurs en même temps ».

Centre Culturel Saint-Thomas de Strasbourg, Salle de la Fraternité : Plénière de la Société de Saint-Vincent-de-Paul venue des Hauts de France, du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté pour une session interrégionale  de Renouveau du 2 au 4 décembre 2022. Les expressions figurant ci-dessous en gras ont été formulées au cours de ces journées.

Or la Société qui porte son nom parfois se sent forte d’une fécondité qui ne peut s’arrêter : son histoire, tissée de parrainages, sème au fil des âges des équipages,

Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vinent-de-Paul.

Sans fin bondit plus loin, parmi les larmes qui nous désarment, la réponse du soin : inépuisable jeunesse qui jaillit de la promesse !

Monsieur Vincent de Paul.

Mais remontons encore au fond du terreau novateur autant que fidèle, où les héritiers pour les repères et pour les pères deviennent des piliers, où la Parole bat tout bas de ses ailes, où même l’hiver les fleurs, puisque les contraires font alliance en frères, s’écarquillent dans nos cœurs.

Dans l’hiver du parc de Saint-Thomas, saint Jacques entre amandier en fleur et lichen.

« Les pauvres sont nos maîtres » : le toucher fait renaître les yeux qui semblaient vieux.

Vierge ancienne placée dans la chapelle du Centre Saint-Thomas : des bras de Marie porteuse de vie, des pauvres entrailles du tilleul vermoulu, sort la juvénile agilité de Jésus.

Faire moins, faire mieux, pour que s’inverse en nous chaque regard, et que se perce même l’orgueil hagard, retrouvant la sève : quel est votre rêve ?

Après la lecture de la péricope en Lc 19, est-ce un nouveau Zachée qui redescend en la personne de Patrick Nohra après avoir pris, de plusieurs dizaines de présidents de Conférence coordonnés par l’animation de Benoît Pesme, une photo de groupe ?…

Sa densité vient habiter la prière : la lumière essaie d’écouter, cessant de douter. Sachons conduire et reconstruire pour que des seuils CUEILLENT l’ACCUEIL !

Sophie et Stanislas Blandin, fondateurs de la Maison de Vie et de Partage intergénérationnel dans un ancien EHPAD de prêtres à Buglose, près du berceau de Vincent de Paul.

Si la culture de projet dans les racines de cette Société puise, puis s’illumine, laissons la misère s’évanouir et l’arbre de l’amour s’épanouir : que la dense danse crée, serve et s’élance ! « Fions-nous beaucoup plus, disait Frédéric Ozanam, à l’inspiration du cœur qu’au calcul de l’esprit« , puisque l’argile ainsi devient plus agile pour le bien !

A l’extrême gauche, Emilie Chanson et, au centre, le Président national Hubert Derache pour la fin de session et l’envoi dans l’Avent : construire une maison… conduire un unisson, par la danse qui s’avance pour allier les rêves à la réalité.

 

 

 

One Reply to “Les rêves et l’agilité.”

  1. En digne fille de vincentien, Anne Miguet nous prie d’insérer son nouveau commentaire : « Au mystérieux joueur de « flûte sur la place de nos marchés », des pléniers ont répondu : nous voulons bien danser. Répondant sans le savoir à Nietzsche –  » je ne croirais qu’en un Dieu qui danse » ! Ainsi l’ancienne société de Vincent et de Frédéric renouvelle son vœu vivant de charité en trois rayons : accueil, fraternité, présence. Nul ne donne vraiment qu’il ne soit capable de recevoir. Il ne suffit pas de rêver d’un monde de justice et de paix, il faut agilement le danser. Que la barbe de lichen de Saint Jacques redevienne la barbe où coule l’huile d’Aaron, symbole de la douceur de se réunir comme des frères… Que les yeux clairs de Frédéric donnent aux nôtres une agilité plus spacieuse pour distinguer l’ange ailé de cristal sous la cape pauvre et peut-être mal lavée. Alors le « manteau troué d’étoiles » de l’autre démuni devient notre chapelle et l’échelle en fer blanc devient le sycomore de Zachée. Comme il échappe déjà aux bras de sa maman, l’agile enfant de Marie ! « Quand tu aimes, il faut partir ». Partir, quitter son confort pour aller en maraudes ou en distributions alimentaires dans de froids hangars ou vers de rêches visages que seuls nos sourires adouciront ….eux mettront des ailes à nos âmes encore incertaines et hésitantes. Rêvons encore, comme Martin Luther King, et que le Seigneur donne à nos épaules et à nos mains un génie agile. »

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