Trois-Epis : un « tapis de prière » vertical, vitrail de Tristan Ruhlmann, dans le jardin des Rédemptoristes.

Le verre certes refroidit, mais par lui la chaleur se dit, transparente et parente de notre cœur, l’humble vainqueur de la haine et des peines. Car « l’enfer, c’est le froid », disait Georges Bernanos après Anne-Catherine Emmerich.

Trois-Epis, chapelle de l’Annonciation : représentation de la première apparition mariale.

La rivière paraît fière, au sortir de l’été sec, lorsqu’à petits coups de bec les oiseaux visitent l’onde qui palpite.

Îlots de l’Ill en automne à Mulhouse.

La belle saison semble revenue de toute canicule dans les rues, entre les fines éclosions et les moteurs à explosion.

Tardif épanouissement d’une première plantation printanière à Mulhouse-Ouest.

Il nous faut ensemble traverser les ténèbres : il suffit que la voix parle, chante, célèbre la vie pour que la beauté vienne accompagner, hors de tous les crimes, les notes et rimes où se tord l’âcre mort.

Par une biographie devenue harmonie, par l’accent latin d’un chantant récit, à Sainte-Marie Orfeo revit.

Alors deux croix et deux visages, sous deux souveraines images, nous mènent à l’air pur, si frais que les airs d’Orphée sonnent vrai.

Deux voix, celle de Marcos GARCIA GUTIERREZ et du théorbe de Daniel de MORAIS, s’accordent au chœur de Sainte-Marie.

Debout, écoutons hors des voiles, puisque Francesco Rasi de la douleur exhume pour nous des épis de douceur, la voix de l’invisible étoile : car, lorsque fondent les glaçons, se refonde notre horizon.

Avec une poignante et généreuse maîtrise, ce duo interpréta le Madrigal Spirituel de Francesco Rasi.

 

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