MAGNIFICAT chante le papier glacé, tout au long du mois manié…

Cette allégorie de la Charité se trouve inversée pour que hors du temps et de ses douves la colombe du Saint-Esprit soit plus visible quand on lit la revue mensuelle, belle et spirituelle…

Au Musée du Prado, la voici, le dos de la main droite portant haut la flamme d’un cœur qui brûle sans que rien l’entame, tel un Buisson ardent et bon.

ZURBARAN Allégorie de la Charité

Quelle différence entre le silence qui vous regarde tendrement – rubans flottant sous l’haleine rose d’une auréole sereine – et le bras hautain qui se tend par-dessus mers et terres !

Est-ce qu’elles s’éclairent lorsque la liberté sème le deuil à force de démesure et d’orgueil ?

La statue de la Liberté lors de l’achèvement de sa construction à Paris (1884) : plaquette-guide du Musée Bartholdi Colmar (textes de Jean-Marie Schmitt, photographies de Christian Kempf).

Par quelles lueurs et quels « soutiens » ce monde va-t-il apaiser sa terreur profonde ? Entre les cités court la cécité : la liberté prisonnière se voit privée de lumière.

La Justice, la Patrie et le Travail ne suffisent pas à mettre sur les rails la planète qui halète.

Cour intérieure du Musée Bartholdi avec le groupe « les Grands soutiens du monde » (bronze, 1902) : illustration de la plaquette-guide colmarienne.

Mais, depuis des siècles, une œuvre entre ses lobes fait briller en cristal notre malheureux globe, tellement fort un mystérieux amour le porte, le berce et le perce à jour. Elle semble certes volatilisée, volée, achetée, en tout cas envolée !

Les circuits dérobés de la cupidité ne peuvent toucher le Sauveur du Monde : sur tous Son invisible grâce abonde. Or l’unique liberté jaillit de la Charité : la liberté ne peut être chérie qu’en devenant charité réunie.

Eglise Sainte-Marie de Mulhouse, automne 2019 : copie du SALVATOR MVNDI attribué à Léonard de Vinci. Elle était exposée près d’une plaquette d’Ursula Durr-Land.

 

 

 

2 Replies to “Liberté Charité.

  1. Le Sauveur du monde est vêtu de bleu, Il nous regarde de face tenant le monde bleui dans Sa main à hauteur de poitrine. Là où bat le cœur de Dieu. Le visage est androgyne, la chevelure a des boucles vénitiennes.
    La Charité est une de Ses trois filles théologales, nous la voyons de profil. Le cœur caché est devenu le cœur exposé, flambant, tenu à hauteur de visage. La chevelure est noire, mais il s’en échappe, volantes, des mèches blondes et bouclées, comètes d’où venues ? Plus haut, dans le ciel, bat des ailes la colombe Esprit.
    La Liberté est guerrière, coiffée de pointes. Plus aucune rondeur : elle brandit son flambeau au bout d’un bras tendu, fier et vainqueur. A ces porteurs d’âme s’adjoint le groupe de trois « géophores ». On sent peser sur leurs muscles et leurs épaules la boule à bout de bras, à bout de souffle peut-être. On est avant le joug léger. Avant cette grâce qui éteint la pesanteur et teint en bleu du ciel la sauve terre…

    1. Merci à notre commentatrice et créatrice Anne d’être revenue du Nouveau Monde renouveler nos lectures dans l’aventure bénie de la vie !

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