Au verso de ce poster, illustré par Benjamin Flao pour la Bibliothèque idéale du 1, l’Odyssée se présente en in-quarto : sa genèse reste improbable autant que ses facettes demeurent inépuisables.

L’ORDre et l’ART se donnent la main, sans le savoir. Car, dès leurs racines, leurs liens font dans le noir briller le sens comme une sève où lentement des lueurs se lèvent : ARTiculer sans reculer, comme des membres, même les chambres construites pour communiquer, mais dont le seuil est confisqué par une force maléfique, la mort et ses ARmes obliques.

Chartreuse de Molsheim : exposition de Marie-Patrice Schlembach dans le cadre du 24e Chemin d’art sacré.

Or, un jour, le charisme fit rayonner le prisme de la couleur dans le silence et de la présence au fond du cœur : les plus espiègles aiment les RÈGLEs que sont les CANONs disant non au non, voire les lectures-et-salles de chapitres où tout à coup l’âme cloue le bec aux pitres. Dans le sillage d’Augustin, les CHANoines et CHANoinesses écoutent avec tendresse mûrir un autre matin.

Codex Guta-Sintram : saint Augustin, flanqué de chanoines et de chanoinesses de Marbach-Schwarzenthann, dont Sintram et Guta.

A leur tour, les Jésuites apprennent à leur suite

comment quitter le deuil, dépasser les cercueils.

Eglise des jésuites de Molsheim : La porte étroite de Catherine de Solere, 24e Chemin d’art sacré.

Et dès lors la pierre, comme saturée d’une intime lumière, est toute mordorée : là-haut, quel mendiant tend son bol et quel dragon prend son envol ?

Rosheim : église Saints-Pierre et Paul.

Un visage se penche : son sourire étanche

nos débordements de soif, doucement.

Eglise Saints-Pierre et Paul de Rosheim : attente d’atlante ?

Il faut dire que les vieilles murailles soudain de reconnaissance tressaillent :

à force de contempler, on peut se laisser combler.

Eglise Saints-Pierre et Paul de Rosheim ; TU es le feu naissant sur les froides rivières, oeuvre de Rolf Ball dans le cadre du 24e Chemin d’art sacré.

Sainte Hildegarde compose et regarde : Sache les chemins qu’ouvre l’hARmonie de Dieu pour la vie d’un amour sans fin, où toutes ensemble les formes s’assemblent et jamais ne dorment.

Quadrature du cercle ? Extrait de l’ouvrage de Régine Pernoud Hildegarde de Bingen, conscience inspirée du XIIe siècle, Editions du Rocher, 1994.

Je suis maintenant portée à lever davantage les yeux vers l’au-delà, écrivait à la fin de sa vie et de ses Confessions Sœur Emmanuelle, et de manière plus constante, plus concrète, plus ancrée dans ma vie. Que notre chant ouvre des champs de grâces offertes, dénuées de pertes… Puissions-nous également puiser à la Source pour organiser une terre solidaire : que notre accueil devienne digne des secrets signes qu’envoie un Œil adorable – responsable !

Chapelle Saint-Jean de Mulhouse : installation de NiNi Yu.

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