In Memoriam Anne-Marie Bach-Dubois,

présente dans la chronique familiale Mamie l’Horloge

comme source de mémoire et comme jeune personnage.

Soultz : le château de Bucheneck.

Il faut savoir ouvrir ses persiennes et tendre des cordes musiciennes.

Eglise Saint-Maurice de Soultz.

Alors naît sans arrêt la figure qu’inaugure un appel : nul label autre que la merveille sommeillant dans l’oreille…

Strasbourg, Temple-Neuf : tableau de Claude Braun illustrant la pensée d’Albert Schweitzer.

Dans certains caveaux dorment des cadeaux : voici des voûtes portant l’écoute.

Salle de jeux dans la maison du pasteur Oberlin à Waldersbach.

Or la mort tue l’accord, à moins qu’Orphée – mieux que les fées – donne l’essor à son trésor qu’il croyait perdu : puisque Eurydice est sa vie, une musique infinie les conduit plus loin que la nuit. Ce n’est pas pitoyable… C’est INCROYABLE, MAIS VRAI !

« L’Orfeo » de Monteverdi.

Le mal crée l’exode, et le bien son code : c’est un sacrifice miraculeux qui va perçant les replis ténébreux des profonds labyrinthes jusqu’à ce que les plaintes de l’amour triste et sourd respirent à l’air libre ; le ciel rend l’équilibre, comme le dit Borges, l’aveugle fulgurant dont les lignes claires creusent en espérant : « Ce que fait un homme c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. » J. L. Borges, Fictions, « La Forme de l’épée », 1942, traduction P. Verdevoye.

Fictions de J. L. Borges, éditions Gallimard, illustration de José David.

Dans l’absence, quel souffle frais ? Serait-ce INCROYABLEMENT VRAI ? La haine menant les juntes, une cousine défunte, les ruines, la cendre et les ossements, tout sait aboutir à l’exaucement…

Sur le chemin de Schwarzenthann, des chevaux frères de ceux qu’aimait Anne-Marie Bach-Dubois, incroyable et vraie à la fois.

Nos apparentes défaites nous font remonter au faîte, mieux : à la fête de l’exhaussement où ruissellent, fraternelles, les eaux du beau.

L’ALSACE, 24 juillet 2022 : annonce de la fête médiévale de Schwarzenthann le dimanche 31 juillet.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Anti-robots *Captcha loading...

Taille maximum du fichier : 2 Mo. Vous pouvez télécharger un fichier : image. Drop file here