Hall du Centre Socio-Culturel PAX, à Mulhouse.

Quand nous partons en pèlerinage tout simplement à travers notre âge, à force de sortilèges l’enfant, devenu nomade, mais non plus en rade, se love dans la présence du chant.

Opéra nomade L’Enfant et les sortilèges, livret de Colette, musique de Maurice Ravel.

Car tout à coup l’image enchanteresse rend l’enfant plus sage, toute tendresse : quand elle disparaît au bout du rêve, tout droit il se lève. Il est prêt à la paix, à sa féerie frêle et chérie :

Sur la scène du PAX, la Princesse interprétée par Brenda Poupard.

Toi le coeur de la rose, toi le parfum du lis blanc, toi tes mains et ta couronne, tes yeux bleus et tes joyaux… Tu ne m’as laissé comme un rayon de lune qu’un cheveu d’or sur mon épaule, un cheveu d’or et les débris d’un rêve…

Les artistes de l’Opéra Studio de L’Opéra national du Rhin appellent les musiciens de la Haute Ecole des Arts du Rhin pour le salut de L’Enfant et les sortilèges.

Hors de sa misérable vie bien trop confortable, l’enfant part enfin du cauchemar vers la réalité du regard. C’est la journée de l’agriculture urbaine, du blaireau… d’une victoire de l’Ukraine par ses artistes à l’Euro-Vision, et d’une ardente canonisation !

Un coeur rouge, surmonté d’une croix, emblème de la famille spirituelle de Charles de Foucauld (Carrefours d’Alsace, mai 2022, n° 1100 du magazine de l’Eglise Catholique en Alsace).

Mon cœur est ailleurs, murmure Charles de Foucauld sur l’ultime seuil du matin, tout autour de vous, et je vais vers lui. Au muezzin il se noue. Pour l’essentiel il troue la terre, et le trésor ressuscité libère les alizés, les colombes sans ombres, les combes sans décombres ; le pain d’azur sans mesure vous attend. J’entends la course des fusils. Je viens avec sur mon cœur la bourse qui sourit : le crucifix meurtri et ruisselant et ma réponse muette qui prie. Théâme vient de retrouver ces lignes après 44 ans et les signe, écoutant des palmes frémir de très loin, prier et bénir.

Dessin de Charles de Foucauld, canonisé à Rome ce 15 mai, et reproduit dans Carrefours d’Alsace n° 1100.

Sachons donc accrocher l’art jusque dans nos caves, cultivons les arbres sans crainte, sans entrave. Toujours enfant, la liberté veut alerter sans déserter, déjouer par ses prodiges d’eau fraîche les sortilèges qui nous dessèchent, dégager l’esprit de tous ses abris, pour que l’âme sage montre le passage.

Exposition ACCROCHEART de l’association Rencontre, Art et Culture à Soultzmatt, les 14, 15, 21 et 22 mai après-midi : oeuvre de Paul Stuber.

One Reply to “Quand les images nous rendent sages.”

  1. Bien que l’essentielle fonction de dialogue semble rétablie pour ce blog, voici le nouveau commentaire inspiré par Théâme à notre amie Anne Miguet : « Sois sage, ô ma douleur… Lune et crucifix, vous êtes un loup de velours rouge sur nos veilles et nos peines. Que des mains se joignent, que chante le muezzin, que l’image de la cité céleste descende sur nos Hoggars ou nos places et que, sur l’arbre de nos vies, se pose la colombe. Heureusement contre tout chagrin, l’enfance a ses sortilèges, ses buvards magiques, ses lunes, avec ou sans éclipse. Retournons l’image et parions pour le saint plutôt que pour le dragon, pour la prière plutôt que pour la moquerie. Parmi les sept dons de l’Esprit qui vient – VENI CREATOR -, vienne la Sagesse-Mage pour gouverner nos vies. »

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