Avec l’aimable autorisation des « Petits Coqs Migrateurs ».

En cette fête de saint Augustin, je songe à la collégiale des chanoines placés à Lautenbach sous sa règle de liberté : elle figure ci-dessus comme lieu d’ancrage de « Petits Coqs » voyageurs et narrateurs, audacieux explorateurs, facétieux dessinateurs, que vous pouvez retrouver dès à présent par un clic sur leur adresse Web : https://www.petitscoqsmigrateurs.fr/

ou en personne (à plumes !) le 23 septembre 2018 à 17h, dans la Salle Polyvalente de Lautenbach.

Ainsi le Florival, que les « Petits Coqs » se réjouissaient de retrouver même et surtout après leur périple extraordinaire, est bien le val des fleurs annonçant l’estuaire où débouche le val des pleurs, comme le SALVE REGINA – jailli au même siècle que ce sanctuaire – appelle notre existence. Car d’abord…

…NOTRE VIE EST UN VOYAGE.

www.petitscoqsmigrateurs.fr : Equateur.

Manegold de Lautenbach le savait aussi, qui par son courage condamna malgré lui ce village à la destruction, puis erra dans les forêts pour défendre humblement la liberté de l’âme contre la tyrannie la mieux armée, ne trouvant « de sûreté ni dans les cachettes des vallons, ni dans les tanières des bêtes sauvages » (prologue de Manegold de Lautenbach pour son Livre à Gebhard, page 81 de L’Empereur, le Pape et le Petit-Prince – Tradu-fiction sur Manegold de Lautenbach).

Il le sait donc mieux que nous :

www.lespetitscoqsmigrateurs.fr : Indonésie.

LA VIE EST PÈLERINAGE…

… toujours en progression. La façade photographiée ci-dessus par « Les Petits Coqs Migrateurs » le prouve : la collégiale fut reconstruite, sans doute plus belle encore. Ainsi le val des fleurs prospère et mûrit toujours de vie espiègle et créative. Par ailleurs, beaucoup d’autres photos du Florival vous attendent chez NaneGrub sur son site mis à jour

La vie est bien un pèlerinage de patience et de service, de partage et de splendeurs.

Ainsi l’harmonie nous guide en amie et laisse l’accord en nous prendre corps.

www.petitscoqsmigrateurs.fr

LA MUSIQUE D’ÂGE EN ÂGE…

… demeure notre apanage. Or le 28 août est aussi l’anniversaire funèbre d’un compositeur trop tôt disparu, Johann Schobert peut-être né à Strasbourg en 1735 et révélé hier par Accent 4, cette radio locale de musique classique regorgeant de merveilles. On peut réentendre sur son site ses émissions, en particulier « Musique et écrivains » produite avec un métier tout en grâce et justesse par Chantal, qui m’avait hier également fait approcher de radieux Petits Coqs Migrateurs. Ainsi les rencontres se multiplient à la cadence bénie, infinie, que sut décrire le grand Augustin dans son œuvre assimilable au matin, portant jusqu’à l’éternelle orée nos pauvres et mortelles journées :

Volo tandem tibi parcas, labor est in chartis,

Et apertum ire per auras animum permittas. 

Placet hoc nam sapienter, remittere interdum 

Aciem rebus agendis decenter intentam

Théâme propose pour ces vers l’adaptation suivante :

Je veux enfin que tu t’épargnes  (Les pages se couvrent de hargne)

Et que, libéré pour l’espace,   Par les brises ton esprit passe.

Ce qui sied au sage en effet, C’est de laisser parfois en paix

Son aspiration à bien faire  Les gestes que sa mission gère.

Dans son Traité de la musique, le maître converti devenu moine et théologien se défend d’un don poétique. Mais en sa compagnie, aux sons de Johann Schobert, nous pouvons précisément  passer du val des larmes au val des fleurs, et des fatigues de la route à la floraison de l’écoute.

Couverture de la plaquette « Petits coqs migrateurs »,
www.petitscoqsmigrateurs.fr

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