« Vox Luminis » à l’église Saint-Grégoire, lors du 35e Festival de Musique ancienne de Ribeauvillé.

On dirait que LES VOIES DE LA LUMIÈRE

Sont IMPÉNÉTRABLES à nos yeux,

Mais ce qu’elles pénètrent    Se transforme en fenêtres :

Serait-ce comme celles de Dieu (Psaume 139) ?

Voici qu’elles PARAISSENT SANS BARRIÈRE.

Quelquefois,   Quand la VOIX

Illumine   Et domine

L’entonnoir   Trouble et noir,

La présence   Est silence.

Certes sans direction,   Mais non sans dilection,

Mieux qu’une baudelairienne synesthésie,   Telle une fraternelle et tendre poésie,

Elle vient doucement

Sous la voûte acoustique :

Face au Saint-Sacrement

Harmonique,

Nul instrument

De musique

Soudain ne ment.

VOIX DE LUMIÈRE,  Puits de prière,

Sache écouter   Le velouté

Du nombre   Qui sombre

Avant de surgir   Pour pousser, asservir,

L’affreux tumulte.   Alors exultent

Sans apprêt   Le secret

Et les cimes   Unanimes…

Arc-en-ciel sur le vignoble de Guebwiller.

L’arc-en-ciel   Substantiel

Précède le vent de l’ancienne gare   Qui fait trouver, tourner, de nouveaux phares.

Deux des cinq Coqs Migrateurs dédicacent de somptueux souvenirs lointains à leur retour dans la salle polyvalente de Lautenbach : la gare de « Jules et Jim« .

Entendons aussi le son   Infaillible des saisons.

Les VOIX DE LA LUMIÈRE   Parfois semblent de pierre

Entre les oriels   Aux rayons de miel.

Oriel d’Altkirch, rue Hommaire de Hell.

Mais voici que le calcaire

Même vieux   Des aïeux

Devient une source claire

Lorsque les reflets du vitrail   Viennent caresser le poitrail

Supplicié sur le Calvaire,

Dans l’éclat flou   De l’amour fou.

Tableau de Jean-Jacques Henner et statues de l’ancienne église d’Altkirch.

Les églises furent creusées ou relevées,

Le Sundgau   S’est fait beau,

Les chapiteaux se sont prêtés dans les travées

Comme des bêtes de trait   Tirant les eaux de la paix.

Eglise Saint-Jacques de Feldbach, XIIe siècle.

Ainsi, les verts pâturages   Aussi partent en voyage

Vers d’imprévisibles horizons,

Tout au bout de la route Joffre   Quand elle les ouvre et qu’elle les offre :

Les prés dansent comme des tisons

Pour ranimer LES VOIES DE LA LUMIÈRE,  INEXPLICABLE autant que familière.

Les Alpes se devinent depuis le col du Hundsruck.

Faisons donc patiemment encore des photos-

-Synthèses, devenons des chloro-ph-ilanthropes,

Transmuons le soleil mieux que des héliotropes :

INCONTRÔLABLES sont LES VOIES menant en haut

Vers une onde invisible et fraîche qui galope.

Benoît Minker expose « Ça  créé = Sacré » à la collégiale Saint-Michel de Lautenbach lors du 21e Chemin d’art sacré : « Quiconque vit et croit en Moi ne mourra jamais » (Jn 11, 26).

Car INTARISSABLES sont les divines VOIX     De l’incréée LUMIÈRE : à travers elle, on voit…

De cette manière, elle nous mène

Dans la clarté

Des Archanges,   Des échanges,

Sans s’écarter,

Par des VOIES certaines, souveraines.

La Lauch à Lautenbach.

D’accords   En corps,

Laissons passer libres    Les rythmes qui vibrent.

 

 

 

One Reply to “Les Voies de la lumière.”

  1. c’est dans ce beau DIXIT DOMINUS que se fait entendre cette voie et voix de lumière :  » Au torrent il boit en chemin, c’est pourquoi il redresse la tête ». Théâme n’est -elle pas ce torrent où l’on boit en chemin tant y résonnent et y luisent pour nous ces voix et voies de la beauté? Eglises visitées, arc-en -ciel surpris, rencontres près des gares aimées ,musiques comme jouées par les anges musiciens. Merci Theâme de nous donner à boire en chemin grâce à toi nous redressons la tête. Nous qui avons soif de lumière de beauté et d’amitié.

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