De nouvelles aires pour l’Itinéraire.

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Jacques Schmitt à Hyde Park, cliché d’UNIR L’EUROPE.

Nous avions quitté Jacques Schmitt à Londres. Voici, au compte-gouttes, la suite du 6ème ITINERAIRE EUROPEEN organisé par l’association UNIR L’EUROPE : les étapes 3-5.

OXFORD : ROBERT, ADJOINT LABOUR,

EUROPEEN FIER DU CHOIX DE SA VILLE 70% « REMAIN »

Ne dites pas à un habitant d’OXFORD que sa ville ne fait plus partie de l’European Union, il vous répondra que c’est au minimum « stupid », si ce n’était en réalité déjà une « tragedy » !

Notre arrivée était attendue devant le plus vieux « College » des 11 que compte Oxford : le Ballion College (1263). Notre guide est Robert Banner, rayonnant britannique de la soixantaine et plus, adjoint au maire chargé de l’environnement et de la propreté, membre d’une association européenne locale et du mouvement européen. OXFORD a bien compris la raison de notre venue sans jamais avoir eu connaissance de notre existence auparavant.

UNIR L’EUROPE est à la maison même si les habitants sont un peu étonnés du caractère spontané de notre présence en plein été, alors qu’ils sont plutôt envahis par les touristes du monde entier à cette période. OXFORD, cité traditionnelle et universitaire, est un peu une Sorbonne connue universellement et même les étudiants en rêvent. Attention, ROBERT nous prévient : les études y sont excessivement chères.

Robert nous invite en compagnie de sa compagne Suzan à déjeuner au pub « King’arms ». Il aime OXFORD comme nous aimons STRASBOURG, et beaucoup pour les mêmes raisons. La question qui se pose pour l’Université (en fait, elles sont deux : Oxford et Brooks) est « brutalement » financière. Car nombre de recherches sont financées par l’Union européenne, et il est loin d’être sûr que le budget du Royaume puisse compenser cet apport très étendu. « Certainly not ! » pense Robert. Son opinion est partagée par beaucoup de professeurs et d’étudiants.

L’après-midi, il nous envoie un couple d’amis, membre de son association et du ME qui étaient à Strasbourg au printemps pour une croisière sur le Rhin. Ils ont fait une complète visite des institutions européennes, mais personne ne leur a parlé du LIEU D’EUROPE. Je leur explique le « message » européen de STRASBOURG, sa volonté d’être la capitale de la citoyenneté pour la construction démocratique de l’Europe unie. Tout à fait nouveau, pour ce couple très engagé dans le combat européen depuis quarante ans.

Question : « Etes-vous les seuls à faire ce genre de mission avec votre camping-car à travers l’Europe pour Strasbourg ? » Alors, « fair play » avec les politiques menées depuis des lustres et fier du soutien de notre ville, j’en profite pour remettre à Robert le cadeau de Strasbourg à Oxford : la symbolique réglette en grès de l’œuvre Notre-Dame, évoquant notre perpétuel labeur de constructeurs d’une Europe des valeurs qui est celle qui nous identifie aux yeux de l’humanité (dixit : Pierre PFLIMLIN).

A OXFORD, vous vous devez de prendre un peu de hauteur de vue…

En effet, spécialement à Oxford, l’université par son art de la convergence rejoint la vocation d’EurOpe : née sur la mer, puis épanouie sur une île, elle incarne et suscite les Larges-Vues !

Jacques Schmitt à Oxford, cliché d’UNIR L’EUROPE.

 

LEICESTER :

ECHANGES AVEC LA POPULATION SUR LE TERRAIN

Après une rencontre avec Théo, jeune responsable des manifestations, notamment du Festival indien en cours au centre-ville, après les échanges de salutations Strasbourg-Leicester, nous nous rendons au cœur de cette ville où vivent deux grandes communautés : l’anglaise et l’indienne.

L’actuel MAYOR est d’origine indienne. Cette perception d’une ville avec deux groupes de population est étrange pour un européen continental : il est possible de la ressentir dans une ville du sud des Etats-Unis entre population blanche et noire. Ce côtoiement n’est pas perçu comme une immigration, car il est lié à l’histoire du Commonwealth britannique et ici à l’indépendance de l’Inde qui a créé un afflux indo-pakistanais dans les années 50-60.

Les discussions se font spontanément avec la population anglaise traditionnelle toutes couches sociales confondues : et là, pas de doute, tous sont pour le « remain » ! Le Brexit n’apportera que des complications au fur et à mesure qu’il se fera…

Nos échanges au marché sont une formidable table-ronde à ciel ouvert, et notre « badge » Citoyen d’EUROPE crée de l’animation au point que nous obtenons des réductions sur nos achats : vieux vinyles rock-blues, tasse du jubilé d’Elisabeth II, légumes…

Au camping, nous faisons la connaissance d’un couple de « profs » très européen, elle Virginia, professeur de français, lui, Keith, de maths. Nous aurons un échange très approfondi toute la soirée, de très belles nouvelles recrues pour UNIR L’EUROPE et Strasbourg. Je vous en reparlerai : le réseau des Citoyens d’Europe se construit en profondeur.

Et voici le récit de la 5e étape.

CARDIFF :

L’EXPRESSION D’UNE FORTE IDENTITE GALLOISE

La découverte de CARDIFF est d’abord celle d’une grande ville avec ses monuments impressionnants : château médiéval, mairie, court de justice et musée ; ensuite, les habitants montrent tous un caractère « décidé », de très loin plus engagé que les citoyens rencontrés jusqu’ici en Angleterre.

L’accueil par le chef du Protocole au centre-ville, Saint Mary Street, qui nous est laissé pour la journée, est chaleureux. Paul Williams est à l’image de ce Pays de Galles ; il trouve notre message utile et courageux pour les citoyens.

Toute la journée, nous rencontrerons des personnages, hommes et femmes qui prennent le temps de vous expliquer leur position : « brexit » ou « remain » avec clarté. Un travailliste historique nous dit que le Labour est actuellement comme le Parti socialiste français, sans direction ni leader, un professeur nous déclare tout le mal que pense la population de cette presse britannique populiste et mensongère, une patronne de pub « Brexit3 » vous avoue qu’elle a voté par réaction sans penser aux conséquences aujourd’hui déjà évidentes…

Ce pays est celui de la franchise et des caractères marqués. Voilà encore qu’un groupe qui part au travail s’arrête pour nous dire son admiration pour notre présence, les plus jeunes s’en amusent et des « alternatifs » à vélo se demandent pourquoi ces seniors se battent encore pour cette idée de l’EUROPE, alors qu’ils pensent que l’argent a déjà gagné…

Le centre de CARDIFF est piétonnier. Le fait que nous y soyons installés est un événement : la seule voiture est un camping-car avec deux Français bien « originaux ». Un de nos supporters nous achète des « stones cakes », forme de sablés doux spécialité galloise, un autre veut comprendre nos convictions. Je plaque le discours « Citoyen d’EUROPE, je te parle » sur le flanc du véhicule.

La fin de cet engagement d’aujourd’hui se termine bien sûr au Millenium Stadium, le nouveau gigantesque Arms Park qui représente ma foi dans les valeurs du rugby et mon soutien à l’équipe des Wales.

Je ne serais pas complet si je ne parlais pas des quartiers musulmans et des discrètes écoles islamiques. A la différence de Leicester, la séparation entre communauté est ici plus marquée et les Gallois montrent plus de distance.

CARDIFF est une ville plus importante que nous l’avions imaginé : son Assemblée nationale et son impressionnant palais de la culture « DONALD GORDON » d’architecture contemporaine achèvent, s’il le fallait, de nous en convaincre. Coup de chapeau au peuple gallois !

Jacques SCHMITT, l’itinérant européen.

En route pour tisser de nouveaux réseaux humains, cliché d’UNIR L’EUROPE.

 

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2 Comments
  1. chaudon ilona 2 mois ago

    Bravo pour cette initiative et merci pour le partage…

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  2. Chantal 2 mois ago

    interessant recit d ‘un passionné qui n ‘a pas hésité à traverser le Channel pour témoigner….

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